Sang-de-Lune de Charlotte Bousquet

« Alta. Une cité où les femmes sont soumises à l’autorité des fils-du-soleil. Gia, comme toutes les sang-de-lune, doit docilement se plier aux règles édictées par le conseil des Sept, sous peine de réclusion, ou pire, de mort. Impossible d’échapper au joug de cette société où règne la terreur. Pourtant, le jour où sa petite sœur Arienn découvre la carte d’un monde inconnu, les deux jeunes filles se prennent à rêver à une possible liberté. Mais ce rêve est bientôt menacé par l’annonce du mariage de Gia. Le temps presse, elles doivent fuir. Or, pour atteindre ce monde mystérieux qui cristallise leurs espoirs, toutes deux doivent traverser les Régions Libres, un territoire effrayant où cohabitent hordes barbares et créatures monstrueuses, issues de la matière même de l’obscurité.

Une dystopie lunaire, un entre-monde de cuivre et de ténèbres, peuplé d’ombres et de chimères.
une réflexion profonde sur la liberté et sur la condition féminine. »

Edition Gulf Stream, 17 euros, 311 pages

Hey ! Aujourd’hui on va parler de Sang-de-Lune de Charlotte Bousquet. Depuis environ un an on voit pas mal les nouvelles sorties de la collection Electrogène des éditions Gulf Stream. On voit leurs livres un peu partout, alors en tombant sur celui là à la bibliothèque, ça m’a donné envie de tenter le coup. C’est une sortie assez récente mais on avait pas mal vu passer Là où tombent les anges de la même auteure l’année passée.

Il s’agit effectivement d’un dystopie. Et, comme tout le monde je pense, les dystopies j’en ai trop lus, ça ne m’intéresse plus vraiment. Néanmoins j’aime encore assez quand c’est basé sur un inégalité lié au genre car cela permet d’aborder des sujets très actuels et finalement nettement plus réaliste et courant que Hunger Games par exemple (la propagande étant évidement un sujet réel et d’actualité mais au quotidien, en France, on est plus souvent confronté au sexisme). Et de ce point de vue là Sang-de-lune est très réussi.

J’ai été rapidement prise dans l’histoire, car le début est beaucoup plus violent que ce à quoi je m’attendais. Cette violence vient à la fois des actes mais aussi de l’écriture de Charlotte Bousquet. Habituellement quand il y a de la violence en young adult il y a souvent une sorte d’emphase, de grandiloquence qui décrédibilise la scène. Alors qu’ici l’auteure a une écriture épuré, dépouillée.

Son écriture est également assez visuelle, sensitive, très liée aux couleurs pastels et métallique comme le bleu pâle, le gris, le blanc, le cuivre, l’argent.

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Cette écriture visuelle m’amène d’ailleurs à mon gros point noir concernant ce roman : la description de l’univers. Pour faire simple, la narratrice est Gia, le personnage principal  et non pas un narrateur externe. Donc elle ne précise pas certaines choses qui sont evidentes pour elles. Mais qui ne sont abolument pas évidentes pour le lecteur ! Il y a un certain nombre d’allusions pas forcément très claires à propos d’un élément de l’univers. Sauf qu’il faut environ la moitié du roman pour que se soit dit noir sur blanc. Et changer du tout au tout sa perception de l’univers au bout de 150 pages c’est vraiment compliqué.

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Quand tu essayes de changer la façon d’on tu imagines l’univers

Un peu dans la même veine, il y a autre chose qui m’a dérangé. On comprends vite que Gia porte en elle la culpabilité de quelque chose qu’elle a fait étant enfant. Sauf que idem, l’auteure donne beaucoup d’indices qui font que d’une part la révélation n’en est plus vraiment une et d’autre part c’est beaucoup trop long !

Bon tant qu’on y est finissant on avec les points négatifs. À un moment de l’intrigue Gia fait la rencontre de nouveaux personnages. Beaucoup de nouveaux personnages. Un peu trop même. C’est dommage car ils ont l’air intéressants mais l’auteure ne peut pas prendre le temps de vraiment les découvrir car elle veut finir son histoire rapidement. Sur ce point là je pense que le livre aurait mérité de faire 100 ou 200 pages de plus pour un peu moins precipiter les choses, permettre de mieux découvrir les personnages et l’univers auquel il reste un peu trop de zones d’ombres. De plus les personnages sont trop nombreux pour que le lecteur puisse se rappeler du nom de chacun, entraînant une bonne grosse dose de confusion. Leurs prénoms se ressemblent énormément, et quelques coquilles m’ont fait douter du sexe de certains personnages juste au moment où je commençais à comprendre qui était qui.

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Moi et les prénoms des persos

Pour finir sur un très bon point : la psychologie des personnages, en particulier Gia. Elle a une psychologie que pas mal ne gens trouveront peut-être agaçante, paradoxale mais c’est justement ce qui la rend crédible et réaliste. Je ne me suis pas vraiment attaché à elle mais elle a tout pour faire un bon personnage de dystopie.

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Gia peut donner cette impression parfois xD

En conclusion, j’ai plutôt aimé ce livre, j’ai passé un assez bon moment malgré quelques défauts (et cette chronique assez critique :’) ) je vous le conseille avec quelques réserves tout de même.

Bonne lecture et à la prochaine !

Read ALL THE BOOKS! meme

-Carla BlackCat

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