Dracula – Bram Stoker

Voilà c’est finit *Jean Louis AUBERT sors de ce corps* !

Cette semaine de l’horreur va donc se clôturer avec notre lecture commune de ce mois d’octobre :

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Plusieurs d’entre nous adorent les vampires et compagnie, d’autres aiment le classique. Nous avons alors décidé de nous attaquer au grand Bram STOKER et son cultissime Dracula: précurseur du genre!

Oh grande joie au commencement de notre première LC… Vous verrez, l’émotion est très vite retombée. Retenant des points positifs et des points négatifs, Les chimères ont décidé de vous faire un compte rendu très détaillé.

Attention il est possible que cet article contienne plusieurs SPOILER.

Je rappelle que pour cette grande occasion nous avions lancé depuis 1 semaine un concours que vous pouvez retrouver ICI, vous avez la possibilité de participer jusqu’à ce soir minuit.

« En arrivant dans les Carpates, le clerc de notaire londonien Jonathan Harker est épuisé par son périple. Mais son client et hôte, le comte Dracula, a tout prévu : une chambre lui a été retenue à l’auberge pour la nuit, an attendant de rejoindre le château en calèche. Mais pourquoi les habitants du village se signent-ils avec des mines épouvantées quand Jonathan leur dit où il compte se rendre ? Pourquoi lui fait-on cadeau d’un crucifix et de guirlandes d’ail ? Malgré ces mises en garde, Harker poursuit sa route. Certes, ces montagnes escarpées, ces loups qui hurlent dans le lointain ont de quoi faire frissonner. Mais enfin, tant de superstitions au cœur du XIXe siècle ! Jonathan est un homme raisonnable… »

Les personnages:

  • Comte Dracula: vampire rusé de Transylvanie
  • Jonathan Harker: clerc de notaire et fiancé de Mina
  • Mina Murray: institutrice à l’âme forte et fiancée de Jonathan
  • Lucy Westenra: amie de Mina et fiancée de Arthur
  • Arthur « Art » Holmwood : Lord Godalming: homme riche, intègre et fiancé de Lucy
  • Quincey P.morris: texan vaillant et ami de Arthur
  • Docteur John Seward: docteur d’un hôpital psychiatrique et ami de Lucy
  • Docteur Abraham Van Helsing: néerlandais passionné et ami de Seward
  • R.M Renfield: déséquilibré mental du Docteur Seward

Les chimères ont pensé à l’identique!

Premiers chapitres et premières pages… Plusieurs d’entre nous se trouvent surprises par l’écriture « Journal intime » que nous offre le livre. Et pourtant l’effet est là! Bram STOKER a une plume agréable : tantôt directe et tantôt poétique, en tout cas nous pensions trouver un style d’écriture complexe et ce qui n’a pas été le cas. Les chapitres sont jonchés de descriptions en tout genre, lugubres ou merveilleuses, qui alimente parfaitement notre imagination et nous permet une immersion totale avec Jonathan. L’arrivée du Comte nous entraîne dans les bons repères vampiriques (crucifix, ail, reflet du miroir,…) qui sont encore de nos jours les bases de la bit-lit. Hors nous espérions avoir quelques frissons… Mais bon à sa sortie (1897) Dracula a dû faire grande impression et effrayer plus d’un lecteur ! Ces premières intrigues nous plaisent et c’est donc avec joie que nous attaquons la suite.

Ah tiens, on change de Journal et on attaque notamment avec les femmes… Nous n’avons jamais autant espéré le retour d’un homme ! Ces chapitres nous ont semblé bien creux et inutiles. Bon, certes ça nous permet d’en apprendre d’avantage sur la psychologie de Mina et de Lucy, mais bon 200 pages pour comprendre que Mina est une battante, Lucy une somnambule et qu’accessoirement Dracula est arrivé à Londres…: ça va 5 minutes. Seule la venue du Docteur Seward et le quotidien de son asile nous intrigue réellement.

Milieu du livre… Enfin ! Oui, enfin nous avons une action ! (SPOIL: La mort de Lucy vampire). Il était temps de brandir haches et pieux car là on s’ennuyait. Cependant nous commençons toutes à saturer vis-à-vis du Docteur Van Helsing, dévoué pour tout et à moitié bipolaire, ça en devient lourd. Ces si belles descriptions qui nous ont charmé à l’ouverture de ce classique deviennent pesantes… Bah oui trois pages pour un fou rire et 6 lignes pour une ouverture de cercueil ça nous donne de sacrées longueurs, bien dommage car l’écriture de Bram reste agréable à lire.

Dernière ligne droite pour les chimères ! Chaque fois que l’une d’entre nous terminait son bouquin elle avait envie de le crier au monde entier tant c’était long et barbant à lire ! Certaines d’entre nous n’ont pas eu le temps de le terminer mais le reprendront surement quand elles auront le temps. Nous nous sommes mises d’accord sur le fait que nous attendions beaucoup de Stoker là où il nous a offert très peu : la fin était précipitée et incohérente. (GROS SPOIL: Dracula aurait pu/du être à son apogée et au lieu de ça il meurt de façon ridicule, lui qui était censé être surpuissant…! ) Néanmoins, nous avons eu l’action que nous attendions, même si ce passage était de courte durée.

En bref, l’écriture de Bram Stoker est agréable mais avec un contenu qui n’a malheureusement pas su nous toucher.

Les chimères ont retenu quelques détails !

Plumange

[SPOIL] Il y a un personnage dont j’aimerais vous parler : Lucy. Au début elle est un peu énervante car elle ne fait que de nous parler de ses histoires de cœur, alors qu’on était à fond dans la peur avec Jonathan séquestré au château du Comte. Et la bim on arrive à Mademoiselle et ses fiancés ! Ahem. Autant dire que c’est comme se prendre une averse d’eau froide car votre mère fait la vaisselle pendant que vous prenez votre douche. Bref, pendant longtemps on la voit victime de Dracula sans qu’on puisse rien faire et voici l’inévitable : elle devient vampire ! (Le truc qu’on voit arriver à des kilomètres du coup, environ 200 pages…) J’ai beaucoup, beaucoup aimé le chapitre de sa mort, c’était enfin ce que j’attendais de Dracula ! Des nuits passées au cimetières brumeux à ouvrir les tombes, le vampire avec le sang qui dégouline de sa bouche… Et puis là, le combat dure deux minutes. Trop facile quoi. Une hostie et le tour est joué ! Dommage car j’ai vraiment adoré la description de sa mort. On imagine vraiment l’horreur de la scène, enfin ça m’a fait quelque chose! (comparé au reste du bouquin où j’ai passé mon temps à soupirer…) [FIN SPOIL]

En résumé je n’ai pas trop aimé ce personnage, elle n’est pas très intéressante et on passe beaucoup trop de temps sur elle rien que pour dire « Hey vous avez vu ? Dracula est là ! Et elle est douce ! » Dommage, cela alourdi la lecture….

Camisole de mots

Si je devais retenir un seul point de Dracula… *Non ce n’est pas Dracula les amis* C’est le patient Renfield de l’asile de notre cher Docteur Seward. La zoophagie de Monsieur est sublime! J’étais en extase dès qu’il revenait dans l’intrigue. Faut quand même ce dire que le gars « saint d’esprit » dévore des animaux… Et pas ceux qu’on consomme d’habitude parce que je sais pas vous, mais moi j’ai pas encore mangé des mouches, des araignées et des oiseaux. En bref CE personnage il dérange, il nous met mal à l’aise… Mais c’est tellement bon!!

Wïnky

Je suis de l’avis de Camisole des mots concernant Rendfield, c’est le personnage qui dérange (il m’a donné carrément envie de vomir), et justement je m’attendais à avoir cette sensation durant toute ma lecture mais non… Seulement, quand Renfield débarque dans une scène. Enfin bon, je ne vais pas vous parler de ce détail vu que ça a déjà été fait. Je vais plutôt vous parler de la fin de l’histoire. Difficile de ne pas spoiler… Sans en dire trop, la fin est pour moi décevante et trop facile. Depuis des années, on a cette idée de vampire super fort, limite invincible qui n’a peur de rien. Je suppose que ce sont les films au début qui nous ont mis cette image dans la tête. Quand vous lirez Dracula, mettez ces idées à la poubelles directement avant de le commencer… Disons que grâce à cette lecture, je me suis rappelée (grâce à mon chéri aussi) que l’état de vampire est une malédiction à la base, une importante malédiction. Et que pour Bram Stocker, ben les vampires ne sont pas si badass que ça.

Carla BlackCat

Bram Stoker est un irlandais pendant l’époque victorienne. Et alors ?  Et bien, comme tant d’autres auteurs de son époque, il était victime d’une maladie particulièrement désagréable pour les femmes de son entourage : un machisme en phase terminale. Il n’est même pas méprisant envers elles, non, il pense même leurs donner le beau rôle dans cette histoire.
Mais quand vous pensez au plus profond de vous même qu’une femme a autant de valeur à exister qu’un homme, vous levez souvent, très souvent les yeux au ciel, implorant ce dernier « Mais non, il n’a pas vraiment voulu dire ça » et qu’elle vous répond  » si, si, il a vraiment voulu dire ça. Désolé, j’étais en vacances au Bahamas à cette époque là » vous vous mettez vraiment à détester le bouquin.
Quand en deux pages vous avez trois ou quatre fois « nous autres les femmes » « nous les hommes » et j’en passe et des meilleurs, bah ça ne marche pas.
Si c’est quelque chose que vous arrivez à oublier quand vous lisez pourquoi pas, mais je ne peux pas lire un livre dans lequel une femme se rabaisse, et rabaisse tous les autres membres de son genre dans son propre journal intime.

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