Penny Dreadful

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Penny Dreadful – Série finie en 3 saisons (27 épisodes)

Dans le Londres de l’époque Victorienne, Vanessa Ives, une jeune femme puissante aux pouvoirs hypnotiques, allie ses forces à celles d’Ethan, un garçon rebelle et violent aux allures de cowboy, et de Sir Malcolm, un vieil homme riche aux ressources inépuisables. Ensemble, ils combattent un ennemi inconnu, presque invisible, qui ne semble pas humain et qui massacre la population…

Les points positifs de la série

Si vous êtes adepte des classiques horrifiques et fantastiques, Penny dreadful est pour vous ! En effet, on aura le plaisir durant ces trois saisons de découvrir de grandes figures telle que Dracula et ses progénitures, le loup garou, Frankenstein et son monstre, le Docteur Jekyl, etc. Tout cela dans une ambiance effrayante à souhait : possession, spiritisme, hémoglobine… Tout ce qui m’a permis de passer un agréable moment. Parce que je vous le dis, je suis maintenant assez blindée coté horreur pour dormir tranquillement le soir mais cette série m’a parfois donnée des sueurs froides *prie pour son sommeil dérangé*.

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J’adore la grâce Londonienne de cette époque, bals et grandes robes nobles sont un régal pour mes petits yeux. Cette manière de parler, empreinte de raffinement et de sous entendu, est accentuée par les délicats poèmes semés tout au long des épisodes. Ils sauront toucher votre âme!

Penny Dreadful nous amène sur des questionnements personnels. Nous avons tous en nous des péchés, des fautes et des hontes que nous essayons d’oublier. Ces derniers nous définissent-ils ? Faut-il être ce que nous sommes réellement et pleinement quitte à montrer notre monstre intérieur ? Cette partie de nous peut-elle être atténuée par la croyance… en l’amour, en dieu ou tout autre forme de foi. Ne faut-il pas savoir se pardonner d’abord à soi-même pour être pardonné par un autre?

« Peut-être que cela a toujours été là, cette chose, ce démon en moi. Ou derrière mon dos, attendant que je me retourne »

Les points négatifs

De part la diversité et le nombre des personnages présents, on se retrouve avec 3-4 intrigues simultanées et entremêlées. J’ai trouvé que certaines histoires étaient mal exploitées, certaines ont même été pour moi clairement inutile. Mais bon dieu à quoi sert ce Monsieur Gray ? Et franchement cela aurait été bien exaltant que certaines personnes se croisent, l’un pensant que l’autre est mort… Mais non chacun évolue de son coté !

Certains visages emblématiques du fantastique tel que Dracula m’ont déçues, en effet celui-ci est banal ressemblant à monsieur tout le monde. Son identité humaine est censée dégager un charisme puissant. Dracula n’est il pas censé être le sanguinaire comte de Transylvanie devant lequel nous fuyons rien qu’en regardant son véritable visage ? Bah pas dans Penny Dreadful ! Même les sorcières sont plus impressionnantes.

Conclusion

Cette nouvelle série a été une grande révélation malgré les petits bémols qui la parcoure. J’ai adoré la profondeur de ses intrigues. Sa construction nous permet d’aller de révélation en révélation ! J’aime découvrir quelque chose qui reste dans l’esprit, qui nous remet en question. Je la conseille à tous les amateurs de frissons et de psychologie. Je vous laisse sur un joli poème entendu lors d’un épisode, cité de John Clare.

Ma note:★★★★☆

– Camisole de mots

« Je suis – mais qui je suis, nul ne sait ou s’en soucie ;

Mes amis me délaissent tel un souvenir vieux :

De mes propres souffrances je me rassasie-

Elles enflent et meurent dans un essaim oublieux

Comme les ombres de nos affres amoureuses-

Et pourtant je suis et je vis –ballotté, vaporeux,

Dans le vaste néant du mépris et du bruit,

Dans l’océan vivant des rêves éveillés

Sans le moindre bonheur et sans la moindre vie,

Seul le grand naufrage de mes vies estimées ;

Et même les êtres que j’aime, les êtres chers,

Me sont devenus étrangers –et je les perds.

Je rêve de lieux ou nul homme n’a marché,

Où nulle femme encore n’a souri ni pleuré,

Ainsi là avec Dieu, toujours, y demeurer,

Et rêver tel qu’enfant doucement j’ai rêvé,

Serein et calme, couché dans un songe éternel,

L’herbe en dessous –par-dessus, l’arche du ciel. »

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4 réflexions sur “Penny Dreadful

  1. noisetierspell 13 juillet 2016 / 10 h 50 min

    Elle est dans ma liste de séries. Je ne suis pas pressée de la sortir, n’aimant pas Eva Green mais un jour peut-être.

    J'aime

    • Camisole de mots 13 juillet 2016 / 13 h 13 min

      Je ne connaissais Eva green que de visage .. C’était donc une première pour moi. J’ai beaucoup aimé son jeu 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. lostmyfuckingbra 12 juillet 2016 / 20 h 54 min

    « le sanguinaire comte de Pennsylvanie  »
    Je pense que tu voulais dire Transylvanie. Haha

    Et l’auteur du poème s’appelle John Clare. Sans « i ». ^^

    Personnellement j’aimais bien la gueule de l’acteur de Dracula, mais pour le reste je suis tout à fait d’accord avec ta critique.

    C’est une super bonne série mais certains personnages ont été mal exploité. Je pense que John Logan aurait dû, soit prendre plus de temps et faire plus de trois saisons, soit se concentrer sur moins de personnages.

    Aimé par 1 personne

    • Camisole de mots 12 juillet 2016 / 22 h 02 min

      Ah oui effectivement. On a beau se relire parfois on fait pas attention. Je vais modifier 😉 merci.

      Je suis bien d’accord. Il aurait peut être mieux fallut ne pas en mettre autant !

      Aimé par 1 personne

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